vendredi 29 avril 2011

Roland Barthes ira-t-il se perdre à Naples? Un texte tout frais pour le théâtre



1967. Perdu dans les rues de Naples, en prise à une crise d'inspiration profonde, Roland Barthes rencontre un étrange voleur napolitain, qui le dépouille afin de mieux pouvoir l'enrichir. La nuit que l'intellectuel passera en sa compagnie dans une taverne étrange, au contact de figures inquiétantes et d'histoires légendaires, lui permettra-t-elle de retrouver sa verve créatrice?


Après un mois et demi de travail forcené et un courrier FedEx, la pièce indédite "Roland Barthes à Naples / Barthabacchi napoletano" est finalement arrivée à bon port, dans ses versions française et italienne, à l'Université de Naples!


Née d'une collaboration au sein de l'Association Acte I (Université Stendhal de Grenoble), la pièce est présentée au concours Napulang, qui vise à célébrer la culturelle et la langue à une époque de multiculturalisme mondialisé.


La sélection nous permettrait d'aller présenter la pièce à Naples à l'hiver prochain. Alléchant! Les résultats d'ici un mois...

jeudi 21 avril 2011

C'est beau un parking la nuit


Venez nombreux!
Nous serons une soixantaine à faire signe dans la nuit!

Ce jeudi 21 avril.
A partir de 21h et jusque 22h30 environ.
Le spectacle se répète en boucle, on peut arriver quand on veut.

C'est au parking Le Doyen : prendre le souterrain de la gare vers Europole.
une fois sur la placette, prendre à droite.

mercredi 20 avril 2011

mardi 19 avril 2011

Voir, mieux

Les yeux clairs après les larmes
Dessillés pour les couleurs vivantes
Soleil à la courbe de l’oeil nu
Brillant dans l’eau salée écrasée sous les poings
- Le monde attend

vendredi 15 avril 2011

"Ils étaient si gentils quand ils étaient petits"

Souvenirs, souvenirs... Vive la numérisation!

Voici quelques souvenirs de "Ils étaient si gentils quand ils étaient petits" ... du temps de la Compagnie du Marais, à Bruxelles, sous la direction de Jean-François Politzer !

jeudi 31 mars 2011

Le temps d'un court

Venez nombreux à l'Amphidice à 20h30 pour une soirée courts métrages organisée par Court après tes rêves "nouvelle cuvée"! Je viens de rejoindre la nouvelle équipe de cette association désormais dirigée par Clara Chauchard. Court après tes rêves produit chaque année plusieurs beaux courts-métrages avec des jeunes pleins de talents!

L'occasion de la soirée : la Première du dernier film de Carlos Chapman : Fin de série, sur un scénario de Ingrid Rajaomanana.

Ce grand moment sera précédé d'une rétrospective de courts métrages de l'assocation, de ses membres et de ses partenaires. Mon petit court en hommage à Fellini, Six degrés avant le soleil / Sei gradi prima del sole, sera également projeté!

Après les films, de courts moments de discussion entre les réalisateurs et/ou les équipes de tournage et la salle vous permettront de poser toutes vos questions.

jeudi 3 mars 2011

"Milarepa" au Théâtre des Martyrs

Dire et faire simplement une chose compliquée. C'est ainsi qu'on aime le théâtre.

Sur une scène épurée, du bois, une valise, bientôt du sable et une bougie ; juste quelques projections vidéo en fond, suggestives, parfois une chorégraphie limpide ; et un Patrick Brüll à l'extraordinaire présence, avantageusement mis en scène par Christine Delmotte.

Plus d'une heure durant, il peint pour nous le tableau de mots magiques dressé par Eric-Emmanuel Schmitt, avec humour et complicité pour le public, mais surtout avec la force du corps et de la voix qui convient à cette histoire qui narre le bien, le mal et la recherche avec des accents terribles. L'acteur s'expose franchement pour nous faire entrer dans la fable aux multiples personnages, les caractérisant sans les caricaturer. Nous voilà dans un Tibet lointain où la magie noire jouxte les enseignements des moines, dans un conte philosophique où l'identité se dissout et le temps se répète.

Si le texte de Schmitt est remarquable par la simplicité avec laquelle il aborde la question du détachement matériel de la philosophie bouddhiste, reflétant ainsi dans l'oeuvre le sujet qu'il traite, les choix de mise en scène et l'interprétation ont su mettre en valeur et respecter cette simplicité.

Si l'on voulait pinailler, on préférerait plus de chorégraphies dansées (moments magiques aux gestes purs, qu'on voudrait parfois voir prolongés) et moins de projections vidéo (parfois rendues presque gratuites par la force évocatrice du travail de l'acteur) ; mais l'utilisation des deux média sert le spectacle, cohérent de bout en bout ; elles servent notamment son rythme et sa respiration.

Un travail d'une grande qualité ; un travail théâtral au sens le plus noble du terme.