vendredi 15 avril 2011

"Ils étaient si gentils quand ils étaient petits"

Souvenirs, souvenirs... Vive la numérisation!

Voici quelques souvenirs de "Ils étaient si gentils quand ils étaient petits" ... du temps de la Compagnie du Marais, à Bruxelles, sous la direction de Jean-François Politzer !

jeudi 31 mars 2011

Le temps d'un court

Venez nombreux à l'Amphidice à 20h30 pour une soirée courts métrages organisée par Court après tes rêves "nouvelle cuvée"! Je viens de rejoindre la nouvelle équipe de cette association désormais dirigée par Clara Chauchard. Court après tes rêves produit chaque année plusieurs beaux courts-métrages avec des jeunes pleins de talents!

L'occasion de la soirée : la Première du dernier film de Carlos Chapman : Fin de série, sur un scénario de Ingrid Rajaomanana.

Ce grand moment sera précédé d'une rétrospective de courts métrages de l'assocation, de ses membres et de ses partenaires. Mon petit court en hommage à Fellini, Six degrés avant le soleil / Sei gradi prima del sole, sera également projeté!

Après les films, de courts moments de discussion entre les réalisateurs et/ou les équipes de tournage et la salle vous permettront de poser toutes vos questions.

jeudi 3 mars 2011

"Milarepa" au Théâtre des Martyrs

Dire et faire simplement une chose compliquée. C'est ainsi qu'on aime le théâtre.

Sur une scène épurée, du bois, une valise, bientôt du sable et une bougie ; juste quelques projections vidéo en fond, suggestives, parfois une chorégraphie limpide ; et un Patrick Brüll à l'extraordinaire présence, avantageusement mis en scène par Christine Delmotte.

Plus d'une heure durant, il peint pour nous le tableau de mots magiques dressé par Eric-Emmanuel Schmitt, avec humour et complicité pour le public, mais surtout avec la force du corps et de la voix qui convient à cette histoire qui narre le bien, le mal et la recherche avec des accents terribles. L'acteur s'expose franchement pour nous faire entrer dans la fable aux multiples personnages, les caractérisant sans les caricaturer. Nous voilà dans un Tibet lointain où la magie noire jouxte les enseignements des moines, dans un conte philosophique où l'identité se dissout et le temps se répète.

Si le texte de Schmitt est remarquable par la simplicité avec laquelle il aborde la question du détachement matériel de la philosophie bouddhiste, reflétant ainsi dans l'oeuvre le sujet qu'il traite, les choix de mise en scène et l'interprétation ont su mettre en valeur et respecter cette simplicité.

Si l'on voulait pinailler, on préférerait plus de chorégraphies dansées (moments magiques aux gestes purs, qu'on voudrait parfois voir prolongés) et moins de projections vidéo (parfois rendues presque gratuites par la force évocatrice du travail de l'acteur) ; mais l'utilisation des deux média sert le spectacle, cohérent de bout en bout ; elles servent notamment son rythme et sa respiration.

Un travail d'une grande qualité ; un travail théâtral au sens le plus noble du terme.

lundi 28 février 2011

Vive le théâtre pauvre (surtout dans la tête)

Une troupe amateur monte en ce moment à Paris "Jacques et son maître", un "Hommage à Diderot en trois actes", ainsi que le décrit son auteur, Milan Kundera. Ce dernier se plaît à souligner dans une note qu'il préfère voir son texte joué par des amateurs ou des compagnies désargentées, la richesse au théâtre faisant souvent beaucoup de dégâts, menant les metteurs en scène dans des fioritures et complications ésotériques, dénaturant parfois l'oeuvre.

Le spectacle des Fatalistes que j'ai vu ce soir illustre parfaitement ce propos : la troupe autoproduit totalement son spectacle et, comme on dit, "elle ne roule pas sur l'or". Cependant, avec peu de moyens, ses comédiens nous emmènent dans leur univers sans nous en faire décrocher. Malgré la pauvreté des décors, des costumes, des accessoires, malgré la petitesse de la scène qui dessert forcément la mise en place, malgré tout, nous les suivons, nous rions, nous sommes transportés ailleurs.

Dans "Jacques et son maître", Kundera se fait le chantre du libertinage du XVIIIe siècle et du roman de Diderot, "Jacques le fataliste", qu'il considère comme l'un des plus importants de l'histoire de la littérature, dans le sillage de Tristram Shandy. A l'époque où Kundera écrit cette "variation" (la pièce n'est pas une adaptation, il le souligne longuement), les chars russes viennent d'envahir sa patrie, la Tchécoslovaquie. Il lui semble alors voir sombrer l'Occident dans une "nuit russe" mystérieuse et violente. Cette pièce est donc le geste désespéré d'un écrivain (désormais interdit de publication) tendant la main vers un autre écrivain, à deux siècles de lui, et qui représente à ses yeux l'esprit qui est en train de périr ; Kundera serre dans ses bras Diderot pour trouver un peu de réconfort.

Pour servir cet hommage, il fallait de la légèreté et de la truculente ; oser le libertinage total sur scène. Clément Le Touzé et Philippe Mignard, acteurs de théâtre amateur dont c'est la première expérience de mise en scène, ont relevé le pari, osant lorsqu'il le fallait, et sachant doser cette audace (parfois un peu trop raisonnablement dans l'acte II). S'il subsiste dans la mise en scène actuelle l'une ou l'autre scène moins travaillée, renseignements pris, c'est plus par manque de temps que d'idées : tous les Fatalistes ont une activité professionnelle classique. On peut cependant sans conteste parler, pour une première expérience, de réussite et de justesse : parce que, tout simplement, "on veut savoir la suite" - et c'est bien ce chemin tortueux "vers la suite de l'histoire" qui est le propos de la pièce, truffée de narrateurs interrompus, d'impertinents coupeurs de parole et d'histoires savamment enchâssées pour notre plus grand plaisir. Une structure qui est tout sauf évidente à mettre en place ; un texte risqué, mais servi avec clairvoyance et humour.

L'honnêteté est souvent au rendez-vous quand on travaille avec peu de moyens, parce qu'il faut alors trouver ses outils dans son coeur et dans sa caboche. Conserver cette honnêteté lorsqu'on dispose d'importants moyens constitue certainement un défi d'ampleur. En tout cas, il est bon de se voir rappelé à l'essentiel en rencontrant ceux qui se donnent du mal pour se faire (et nous faire) du bien en faisant du théâtre. Continuer à penser en pauvres tout en faisant croître leur trésor de guerre : c'est tout le mal qu'on souhaite à ces sympathiques Fatalistes.

jeudi 6 janvier 2011

Il n'y a plus de mots pour la colère francophone en Belgique

Au lendemain du torpillage des négociations sur le sort de la gestion de notre pays, qui semblaient pourtant reprendre lentement, je salue l'initiative du quotidien La Dernière Heure, qui publie deux aujourd'hui pages blanches avec ce commentaire :

"Ces pages sont blanches, parce qu'elles témoignent d'un ras-le-bol total. L'interminable cirque continue. Face à l'incapacité des négociateurs à conclure un accord au bout de 207 jours. Face à ces petites phrases stériles, face aux réunions secrètes, face à cette confiance manifestement brisée, face à ce gâchis monumental, nous avons jugé qu'il n'y avait plus rien à dire." (Stéphane Tassin)

Le chagrin m'envahit, se noie à la colère.

[Photo Nancy Fremont]

dimanche 2 janvier 2011

Bruxelles

samedi 1 janvier 2011

Les portes de 2011 se sont ouvertes

En 2011, je vous souhaite de réaliser vos rêves, de rester ou de devenir pleinement et sincèrement vous-mêmes. Si chacun peut arriver là où son coeur le guide, le monde ira mieux, c’est certain. Alors, beaux rêves à tous en 2011.